Incubateur Sport-Santé
Études de cas

Ils étaient dans ta situation. Voici où ils en sont.

Quelques parcours choisis parmi les indépendants qu'on accompagne, racontés en détail : d'où ils partaient, ce qu'on a mis en place avec eux, où ils en sont. On écrit aussi ce qui n'a pas marché du premier coup.

LauraLaura · enseignante APA à Landerneau

Quinze ans de salariat, puis un emploi du temps complet en six semaines.

20personnes en mini groupes
6suivis individuels
19 000 €de contrats signés
6 semainespour y arriver
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Son point de départ

Laura est enseignante APA depuis une quinzaine d'années. Elle était salariée à temps plein, avec une micro entreprise déjà créée et une seule cliente, arrivée par une kiné.

Elle voulait du temps pour sa fille et choisir les personnes qu'elle suit. Elle avait demandé conseil à un organisme d'aide à la création d'entreprise, où personne ne connaissait son métier.

« Forcément ça fait peur de quitter du salariat parce qu'il y a la sécurité. »

Ce qu'on a mis en place

  1. Des particuliers plutôt que des établissementsElle hésitait entre les structures médico sociales, les entreprises et les particuliers. On a tranché avec elle pour le public qu'elle avait le plus envie de suivre.
  2. Deux formules qui se complètentUn suivi individuel de trois mois, en partie à distance avec des vidéos, et des mini groupes de cinq personnes à l'année. Certaines commencent seules puis rejoignent un groupe.
  3. Une publicité localeElle a tourné moins de quinze jours. Laura l'a coupée parce qu'elle recevait trop de demandes. Les 20 personnes de ses mini groupes viennent de là.

Où elle en est

Six semaines après le début : 6 personnes en suivi individuel et 4 mini groupes de 5, engagés jusqu'en juin. Elle a quitté son poste salarié.

Elle le dit elle même : il faut y passer du temps. En gardant son emploi à temps plein, elle serait allée moins vite.

« Si on a des doutes sur le chiffre d'affaires, bah oui, là, ça fonctionne. »

« Tout ce qu'on a fait là en un mois, peut-être que je l'aurais fait, mais ça m'aurait pris peut-être un an, ou peut-être même plus. »
Laura · témoignage du 31 juillet 2026
LucineLucine · coach sport-santé à Perros-Guirec

Elle vendait à la séance. Quatre mois plus tard, son chiffre d'affaires approchait 3 000 € par mois.

500 → 1 500 €ce qu'elle se verse chaque mois
≈ 3 000 €de chiffre d'affaires mensuel
4 moisentre les deux
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Son point de départ

Lucine recevait ses clients dans une petite salle de 30 m². Elle vendait à la séance, avec des tarifs dégressifs, et donnait son prix dès qu'on le lui demandait.

Elle ne savait pas vraiment à qui elle voulait s'adresser, et les annulations de dernière minute lui faisaient perdre de l'argent.

« Je n'étais pas forcément à l'aise pour vendre parce que je n'étais pas forcément sûre non plus de ce que j'avais vendu. »

Ce qu'on a mis en place

  1. Des forfaits à la place des séancesLes personnes s'engagent sur plusieurs mois. Une annulation ne lui coûte plus rien.
  2. Comprendre avant de donner un prixElle demande d'abord d'où la personne part et où elle veut arriver. Elle propose ensuite l'accompagnement qui correspond, avec son tarif.
  3. Rappeler les personnes déjà rencontréesAprès un point en groupe sur les entretiens, elle a recontacté celles qu'elle avait interrogées et leur a présenté sa nouvelle offre. Toutes ont dit oui dans la même semaine.

Après quatre mois

Son chiffre d'affaires approchait 3 000 € par mois. Ce qu'elle se versait était passé de 500 à 1 500 € par mois, avec deux heures de travail en moins.

Une publicité locale de dix jours lui a ensuite amené 7 nouveaux clients, engagés pour trois mois au minimum.

« Maintenant, je vends des forfaits, je ne vends plus à la séance. Ça me permet d'avoir vraiment des personnes qui s'investissent. »

« Je suis beaucoup plus sereine, beaucoup plus confiante. […] Je n'ai pas non plus peur qu'on me refuse une offre. Ça peut arriver, et je sais que je peux rebondir là dessus. »
Lucine · témoignage de janvier 2026
ValéryaneValéryane · enseignante APA à Marrakech

Douze ans de bouche à oreille, puis 300 demandes en un mois de publicité.

300demandes reçues
+ 300abonnés sur son compte
1 moisde publicité
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Son point de départ

Valéryane est enseignante APA depuis 2012. Elle a exercé en France, au Cambodge, en Roumanie, puis s'est installée à Marrakech, où elle est aussi professeure d'EPS au lycée français.

Ses cours seniors se remplissaient par le bouche à oreille. Elle voulait surtout suivre plus de femmes avant et après l'accouchement, et de ce côté elle n'avait que quelques suivis individuels. Son compte Instagram existait, elle ne l'alimentait pas.

« Je n'ai jamais fait de démarche pour développer mon activité. Ça a toujours été par du bouche à oreille. »

Ce qu'on a mis en place

  1. Un bilan payant pour chaque nouveau seniorElle le proposait seulement à ceux qui le demandaient, par peur qu'on lui dise non. Il ouvre maintenant tous ses suivis seniors.
  2. Un seul sujet sur Instagram : la maternitéLes seniors continuent d'arriver par le bouche à oreille. Sur son compte, elle ne parle plus que de grossesse et de postpartum.
  3. Une publicité locale en vidéoLe compte était propre mais aucune demande n'en sortait, et un premier essai avec une simple publication a peu donné. On a écrit le script d'une vidéo avec elle. Elle l'a tournée en une journée.

Où elle en est

Après un mois de publicité : environ 300 demandes et 300 abonnés de plus. Toutes les demandes ne vont pas au bout. Elle a déjà reçu ses premières femmes en bilan et d'autres sont déjà calés.

Elle a retiré deux heures d'EPS de son emploi du temps pour développer son activité. Elle arrête toujours ses cours à 17 h pour voir ses enfants.

« À chaque fois que je fais un bilan, j'ai une rentrée d'argent supplémentaire et j'ai aussi plus de personnes qui viennent. »

« Au final, je n'y connais rien en marketing et communication. […] J'ai suivi ce que vous m'avez conseillé et puis ça a marché, quoi. Ça a marché à 200 %. »
Valéryane · interview du 6 octobre 2026
LaureLaure · enseignante APA formée en diététique, à Caen

Moins de 800 € sur toute l'année 2025, plus de 1 700 € par mois aujourd'hui.

1 700 €de chiffre d'affaires par mois
800 €sur toute l'année 2025
14clients suivis : 6 en APA à domicile, 8 en diététique
Voir son témoignage vidéo et son parcours →
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Son point de départ

Laure a une licence APA et un BTS diététique. Elle avait lancé sa micro entreprise un an plus tôt, avec de la marche nordique le dimanche matin, et travaillait à côté dans une cafétéria.

Ses rares clients lui étaient envoyés par des prestataires de santé ou des associations. Pour en trouver d'autres, elle distribuait des flyers et posait des affiches.

« Je comptais beaucoup sur le bouche à oreille principalement, et des flyers et des affiches. »

Ce qu'on a mis en place

  1. Une offre écrite pour un public précisDes femmes de plus de 45 ans qui ont des douleurs articulaires, suivies chez elles pendant trois mois, avec la nutrition en option.
  2. Des vidéos courtes sur ses réseauxElle n'y était presque pas présente. Elle publie maintenant des vidéos sur Instagram et Facebook, et elle y a pris goût.
  3. Une publicité qui mène à un appelLa personne répond à quelques questions puis réserve un appel de 15 à 20 minutes. Ensuite vient une séance d'essai à domicile.

Où elle en est

Sa publicité lui a apporté plus de 20 appels et une douzaine de séances d'essai. Certaines personnes ne décrochent pas, d'autres préfèrent attendre.

Elle a démissionné : son dernier jour à la cafétéria était le 31 juillet. Début octobre, elle suit 14 clients : 6 en APA à domicile et 8 en diététique. Plus d'une dizaine de personnes viennent à sa marche nordique le dimanche, et son chiffre d'affaires dépasse 1 700 € par mois.

« J'avais beaucoup d'idées que je ne mettais pas forcément en place. […] Là, il y avait une direction plus claire et plus simple aussi. »

« Au début, c'était pas forcément moi qui ramenais les clients, je dépendais plutôt des autres. Là maintenant, j'ai des clientes qui sont venues sans que ce soit quelqu'un d'autre qui me les apporte. »
Laure · témoignage du 3 août 2026
GabinGabin · salarié en CDI, à son compte à côté

Ses clients lui étaient envoyés par des organismes. Il vend maintenant des suivis de trois mois.

3 moisla durée de ses suivis, à la place de la séance
+ 6 moisde prolongation demandés par une cliente
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Son point de départ

Gabin travaillait en CDI à 35 heures. Il avait ouvert sa micro entreprise à la fin de ses études, sans jamais prendre le temps de la développer.

Ses clients lui étaient envoyés par des organismes. Il n'en avait trouvé aucun par lui même, et il ne savait pas comment présenter ce qu'il faisait.

« Je n'avais pas de solution, ne pas savoir par quoi commencer, pas de façon de faire. En fait, j'étais vraiment dans le flou. »

Ce qu'on a mis en place

  1. Une façon claire de se présenterIl sait maintenant dire qui il accompagne et ce qu'il propose, sans chercher ses mots.
  2. Des suivis de trois mois à la place de la séanceUne annulation de dernière minute ne lui coûte plus rien, et les personnes s'investissent davantage.
  3. Un rythme chaque semaineCe qui lui manquait, c'était quelqu'un pour le pousser à avancer. Il se décrit comme « très attentiste » au départ, « beaucoup plus proactif » aujourd'hui.

Où il en est

Il appréhendait la réponse au moment de présenter sa formule. La personne n'a discuté ni le prix ni le contenu.

Une cliente lui a demandé de prolonger son suivi de six mois. Il n'a pas donné de chiffre d'affaires.

« Il me fallait quelqu'un pour me dire : écoute, maintenant, il faut que tu avances, il faut que tu fasses. »

« Au moment de vendre la formule que je souhaitais, j'ai appréhendé la réponse de la personne et au final, la personne n'a absolument pas tilté, que ce soit sur le prix ou l'accompagnement. »
Gabin · témoignage de janvier 2026
MélanieMélanie · accompagne les personnes en surpoids

Un an à repousser son lancement. Puis trois oui sur ses cinq premières propositions.

5propositions de suivi sur trois mois
3oui
2encore en réflexion
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Son point de départ

Mélanie voulait se lancer à son compte depuis un an. Elle enchaînait les petits boulots pour vivre et repoussait chaque idée au lendemain.

Elle visait large, « pathologies chroniques », alors que le public qui l'intéressait vraiment était le surpoids et l'obésité.

« La seule chose que j'ai pu faire, c'est des cartes de visite qui, au final, sont toujours chez moi et que je n'ai jamais données. »

Ce qu'on a mis en place

  1. Revenir à son vrai publicLes personnes en surpoids, celles qu'elle avait envie de suivre depuis le début.
  2. Un suivi de trois moisElle se serait calée sur la vente à la séance, comme la plupart. Elle propose un accompagnement complet, avec son prix.
  3. Un point chaque semaineElle savait qu'on allait lui demander ce qu'elle avait fait. C'est ce qui l'a fait passer à l'action.

Où elle en est

Au moment de son témoignage, elle avait fait cinq propositions : trois oui, deux personnes encore en réflexion. Une seule avait demandé à réfléchir pour le budget, et elle a dit oui le lendemain.

« Les autres m'ont dit oui tout de suite. Pas eu d'objection, rien du tout. »

« Il y a quelques mois encore, je me disais : non, c'est réservé qu'aux autres. C'est les autres qui y arrivent et moi, je n'y arriverai pas. »
Mélanie · témoignage de janvier 2026

Et ce que partagent les autres membres dans le groupe

Messages envoyés dans le groupe WhatsApp des membres ISS, recopiés mot pour mot. Noms masqués.

+ 4 clients depuis le live de mardi

« Bon n'ayez pas peur de passer à l'action, vraiment tenter car ça fonctionne !! + 4 clients pour moi depuis le live de mardi. Tout ça en recontactant mes EE, alors foncez. »
Membre ISS · message WhatsApp

4 ventes à 250 € par mois

« Du coup 4 ventes à 250€/mois. Alors j'en ai 3 des EE et 1 qui vient de son médecin. […] Je vois la lumière du bout du tunnel, tu me diras il était bien sombre. »
Membre ISS · message WhatsApp

3 ventes, sans négocier

« J'ai fais 3 ventes, 2 vendredi et une aujourd'hui. […] Je suis restée moi même, et c'est passé tout seul, j'ai pas eu besoin de négocier, argumenter ou quoi. »
Membre ISS · message WhatsApp

Une offre globale plutôt que des séances

« Je suis trop contente j'ai suivi ton conseil de faire une offre globale et non un nombre de séances comme je faisais. Et j'ai une dame qui vient de signer pour un suivi à 450€/mois. »
Membre ISS · message WhatsApp

Première vente : 450 € sur 12 semaines

« Je suis trop contente, je viens de clôturer ma première vente !! […] Mon offre premium de base est à 600€ les 12 semaines, mais pour les 5 premières j'ai fait une remise de 25 %… donc 450€ quand même ! »
Membre ISS · message WhatsApp

20 à 25 clients par semaine

« Ça me fait concrètement dans la semaine en comptant les groupes et l'individuel environ 20 à 25 clients. Sachant qu'à côté je travaille toujours pour l'hôpital, mais je vais devoir réduire mes heures là‑bas. »
Membre ISS · message WhatsApp

Un forfait qui passe mieux que la séance

« J'ai vendu un forfait sport santé ce matin. Finalement ça passe beaucoup mieux comme ça auprès des personnes. »
Membre ISS · message WhatsApp

4 nouveaux clients pour son 3e cours séniors

« J'ouvre un 3ème cours séniors cette semaine. […] 4 nouveaux. Ils viennent essayer demain et vendredi. »
Membre ISS · message WhatsApp

Une 5e vente avant le week‑end

« La bonne nouvelle avant le week‑end c'est une 5e vente pour moi à l'instant. Raison de plus de continuer 2 mois supplémentaires. »
Membre ISS · message WhatsApp
Voir les captures originales
Message d'une cliente : 4 clients de plus depuis le live de mardi, en recontactant les personnes interrogées Échange : 4 ventes à 250 € par mois, soit 3 000 € de chiffre d'affaires signé Message d'une cliente : j'ai officiellement fait ma première vente Message d'une cliente : première vente clôturée, offre premium à 450 € au lieu de 600 € pour les premières Message d'un client : première vente officielle, programme à distance de 3 mois à 450 € Échange : 3 ventes en deux jours, sans avoir eu besoin de négocier Message d'une cliente : j'ouvre un 3e cours séniors, 4 nouveaux clients Message d'une cliente : une dame vient de signer après avoir suivi le conseil de faire une offre globale Message : 5e vente, raison de plus de continuer 2 mois supplémentaires Message d'une cliente : 2 nouveaux clients sport-santé à partir de la semaine prochaine Message d'une cliente : j'ai vendu un forfait sport-santé ce matin, ça passe beaucoup mieux Message de remerciement : environ 20 à 25 clients par semaine, je vais réduire mes heures à l'hôpital

Et toi, tu en es où ?

On regarde ton activité ensemble pendant 30 minutes, et on te dit franchement si on peut t'aider.

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