Son point de départ
Laura est enseignante APA depuis une quinzaine d'années. Quand elle nous contacte, elle est salariée à temps plein. Sa micro entreprise existe déjà, avec une seule cliente, arrivée par une kiné.
Elle voulait du temps pour sa fille et choisir les personnes qu'elle accompagne. Elle avait demandé conseil à un organisme d'aide à la création d'entreprise. Personne là bas ne connaissait son métier.
« Forcément ça fait peur de quitter du salariat parce qu'il y a la sécurité. »
Ce qu'on a mis en place
- Des particuliers plutôt que des établissementsElle hésitait entre trois publics : les structures médico sociales, les entreprises et les particuliers. On a tranché avec elle pour celui qu'elle avait le plus envie de suivre.
- Deux formules qui se complètentUn suivi individuel de trois mois, en partie à distance avec des vidéos, et des mini groupes de cinq personnes à l'année. Certaines personnes commencent seules puis rejoignent un groupe.
- Une publicité localeElle a tourné moins de quinze jours. Laura l'a coupée parce qu'elle recevait plus de demandes qu'elle ne pouvait en prendre. Les 20 personnes de ses mini groupes viennent toutes de là.
Où elle en est
Six semaines après le début : 6 personnes en suivi individuel et 4 mini groupes de 5, engagés jusqu'en juin. Les 19 000 € correspondent aux contrats signés sur toute la durée de ces engagements. Laura a quitté son poste salarié.
Elle le dit elle même : il faut y passer du temps. Si elle avait gardé son emploi à temps plein, elle serait allée moins vite.
« Si on a des doutes sur le chiffre d'affaires, bah oui, là, ça fonctionne. »
« Tout ce qu'on a fait là en un mois, peut-être que je l'aurais fait, mais ça m'aurait pris peut-être un an, ou peut-être même plus. »
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