Son point de départ
Valéryane est enseignante APA depuis 2012. Elle a exercé en France, puis cinq ans au Cambodge dans des centres de rééducation, en Roumanie, et maintenant à Marrakech. Là bas, elle est aussi professeure d'EPS à mi temps au lycée français.
À Marrakech, elle a commencé avec des seniors, dans une salle sous louée à un kiné. Ces cours se remplissaient par le bouche à oreille. Le public qu'elle préfère, ce sont les femmes avant et après l'accouchement, sa spécialité depuis le Cambodge. De ce côté, elle n'avait que quelques suivis individuels. Son compte Instagram existait, elle ne l'alimentait pas.
« Je n'ai jamais fait de démarche pour développer mon activité. Ça a toujours été par du bouche à oreille. »
Comme elle change souvent de pays, elle cherchait aussi une méthode qu'elle pourrait refaire ailleurs.
Ce qu'on a mis en place
- Un bilan payant pour chaque nouveau seniorElle le proposait seulement à ceux qui le demandaient, de peur qu'on lui dise non. Il ouvre maintenant tous ses suivis seniors. Elle explique mieux ce qu'elle fait, et chaque bilan lui rapporte un peu plus.
- Un seul sujet sur Instagram : la maternitéLes seniors continuent d'arriver par le bouche à oreille, elle a laissé ce canal tel quel. Sur son compte, elle ne parle plus que de grossesse et de postpartum.
- Une publicité locale en vidéoLe compte était propre, mais aucune demande n'en sortait. Un premier essai avec une simple publication a peu donné. On a écrit le script d'une vidéo avec elle, elle l'a tournée en une journée.
« Ça change surtout le regard des gens sur ma manière d'enseigner. »
Où elle en est
Un mois après le lancement de la pub, elle a reçu environ 300 demandes et gagné 300 abonnés. Toutes les demandes ne vont pas au bout. Elle a déjà reçu ses premières femmes en postpartum, deux autres viennent la semaine suivante, ainsi qu'une femme enceinte.
« Ça m'a rassurée dans le sens où je me suis dit qu'en fait, il y a vraiment un besoin. »
Elle a retiré deux heures d'EPS de son emploi du temps pour développer son activité. Elle a la salle trois jours par semaine et s'arrête à 17 h.
« Je pourrais continuer jusqu'à 19 h, mais je m'arrête là parce que sinon, je ne vois plus mes enfants. »
Elle reste honnête sur les chiffres. Son chiffre d'affaires de septembre a bien monté, mais une partie vient de ses cours de mobilité, qui marchent par le bouche à oreille. Ce qu'elle attribue d'abord à l'accompagnement, c'est d'être sereine pour la suite.
« Je sais que je vais aller jusqu'au mois de juin sans trop me poser de questions. »
Ce qui l'a aidée
Suivre une seule direction, même les fois où elle en doutait.
« Je m'éparpillais un peu partout, donc ça m'a vraiment aidée d'avoir une ligne de conduite. »
Les rendez vous de groupe du mardi, où chacun parle de là où il bloque.
« Tu entends chez d'autres les mêmes problèmes que toi, donc ça rassure. »
Pour le jour où elle changera encore de pays, elle sait déjà comment s'y prendre.
« Je ne repartirai pas complètement de zéro. »
« Ça m'a beaucoup aidée à devenir entrepreneuse. Ça fait depuis 2012 que je le suis, et je me sens entrepreneuse maintenant. Donc il n'est jamais trop tard. »
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